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    Une récente actualité vous a conduit dans nos parages. Une escale de plus dans un monde chamboulé par mille et une péripéties. Cette dernière escale, pourtant, avait une saveur exotique particulière : la visite des camps sahraouis. En sus, un « Azul ! » sorti d’entre vos babines à Alger a soulevé un élan de béatitude au sein d’un peuple dont la langue est longtemps ostracisée. Il est vrai que nos gouvernants ont pour fâcheuse habitude de montrer à leurs hôtes tout ce qui pourrait flatter leur propre orgueil et ripoliner leur image.

    Aussi, ne vous est-il pas échappé que notre pays traverse une période critique ; le délitement moral est paroxysmal ; nos finances mal dépensés ont glissé brutalement comme un homme sur une peau de banane. Et vous l’auriez remarqué : l’Etat algérien soutient mordicus nombre de causes, souvent justes, la question palestinienne et celle du peuple sahraoui figurent en tête de gondole. L’Etat algérien est aussi trompeur qu’un mirage au Sahara. Triste hélas est le constat des Droits de l’homme en notre pays. Non par manque d’adhésion et de déclamations, mais par la forte sécheresse d’actes effectifs qui rend nos saisons emplies de désenchantement.

    On vous a déroulé le tapis rouge pour vous mettre dans l’ambiance des meilleurs des mondes, mais vous convenez que « la diplomatie est aussi un art dans lequel excellent les hypocrites » et le tralala des potentats n’est que monnaie apocryphe comme la saleté agressive de nos paysages qui fait horreur et plonge nos narines dans l’insoutenable.

    Bien que la dernière Constitution soit tricotée pour être à la mesure des vœux et caprices de nos gouvernants, elle est par ailleurs truffée de passages aberrant comme des trompe-l’œil. La liberté de conscience constitue ce paradigme sans lequel ni la fraternité ni l’unité ne peuvent voir le jour, encore moins une vie sereine et savoureuse ne peut être goûtée.

    En fait, la liberté de conscience n’est qu’un masque. Et la Justice, parlons-en ! Saluée comme la colonne vertébrale de toute nation, elle demeure dans notre pays comme un canard boiteux où un juge n’a guère de force pour convoquer un haut dignitaire devant le prétoire.

    Les femmes ne sont pas en bonne posture, non plus. Elles ploient sous le poids de traditions pour le moins iniques et d’un arsenal juridique guère avantageux et loin de répondre savamment aux exigences d’une vie digne et épanouie. Ceci dit, le grand drame est que les femmes sont ballottées entre la résignation, l’ignorance de leurs droits et une violence machiste immonde.

    Il est cardinal de préciser que cette fitna est soutenue par une école aux abois et des homélies dans les mosquées livrées à d’irréductibles salafistes avec lesquels aucune discussion n’est possible. Pas même par le canal de la spiritualité qu’ils revendiquent sur chaque toit ! Ah, nos maux sont nombreux ! Et chaque question constitue tout un programme à prendre en charge, loin des élucubrations infra-intellectuelles. Exit le chômage, les brimades policières, les libertés syndicales bafouées. Même le suffrage universel est rangé au rang de chimère. D’ailleurs, voyez-vous, les Algériens forment de longs contingents de candidats à l’émigration auxquels nous souhaitons bon vent ! Et cependant, nous autres qui restons cramponnés à cette terre dans l’espoir d’une hypothétique vie décente, méritons un sincère soutien et un chaleureux encouragement. Sauvegarder la flore, la faune et le patrimoine matériel et immatériel est urgent. Comme des espèces en voie de disparition ! Votre « Azul ! » a certainement chatouillé l’oreille de votre auditoire, il ne faut guère en douter. Azul ! est le salut emblématique puisé d’une langue millénaire, l’une des plus vieilles au monde : tamazight, dont l’odyssée résume toute la tragédie de toute l’Afrique du nord et comme mémoire narcissique blessée. Il fut un temps où l’évocation de tamazight signifiait la manifestation du diable ! Il fut un temps où tous les ayatollah dont disposait l’Algérie giclaient des saillies pleines d’effroi, d’une haine moribonde, envers cette langue à la beauté intemporelle qui nourrit une éternelle identité.

    Là-bas, où vous siégez, en haut du perchoir de l’Assemblée des Nations-Unis, nombreuses chartes sont prescrites pour la sauvegarde et la promotion des langues. Hélas ! notre tamazight n’y est pas utilisée. Excusez-moi de vous rappeler que cette langue a connu son enfance avec le copte et le punique, son adolescence avec le romain, le grec et l’arabe. Elle a faillit disparaitre lorsque nos gouverneurs ont décidé d’élaguer le patrimoine de l’Afrique du nord dans un esprit pour le moins sectaire. Cependant, tamazight, tel un chat, aura connu sept vies et traversé de multiple fleuves et autant d’épreuves.

     Actuellement, sept langues sont considérées comme officielles au sein de l’organisation onusienne que vous dirigez. Cette cohabitation est une fière texture du génie des hommes dont le seul grief à soulever est cette triste propension qu’ont les hommes à envoyer les langues en bisbilles comme des amazones qui prolongent leurs gourmandises. D’où l’escalade de cette guerre des langues !

     Y a-t-il meilleure Olympe que la tribune de l’ONU pour consacrer la fraternité linguistique et n’est-elle pas la meilleure vitrine pour mieux exprimer aussi bien la diversité, la beauté et la richesse d’un tel legs de nos aïeux, chacun dans son giron respectif ? Tamazight est très présente en Afrique du nord. Les successives vagues d’émigrations vers l’Europe, l’Asie, l’Amérique et jusqu’à la Nouvelle-Calédonie durant un moment de triste mémoire, ont emporté la langue comme une indélébile empreinte d’un attachement et pour conjurer l’arrachement à la terre natale. De nos jours, tamazight est une langue transnationale qui jouit de toute la latitude pour être consacrée comme une langue officielle à l’ONU. Rejoindre de belles et vieilles langues comme le russe, le français, l’anglais, l’arabe, le chinois, l’allemand n’est que justice. Une promotion à l’ONU pour le portugais et tamazight ne seront qu’un épanouissement mérité et une belle récompense pour des langues qui enchantent des millions des personnes, lesquelles expriment un ardent désir de vivre ensemble.

    Il appartient désormais à l’ONU de montrer son soutien aux causes justes, aux langues valeureuses et à la prospérité des civilisations. Quand l’exemple vient d’en haut, il est toujours de bon aloi. 
     

    Cordialement

    Tarik Djerroud (Journaliste et Romancier)

    Lettre de Tarik Djerroud à M. Ban Ki-Moon

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  • Le journal en ligne Mediapart a publié, dimanche 13 mars, une enquête mettant en évidence le rôle clé d'un homme lors des attentats contre "Charlie Hebdo" et ceux du 13 novembre dernier : Farid Melouk, un français de 50 ans d'origine algérienne.

    Ce terroriste serait donc l’un des commanditaires chargés de préparer les prochains attentats en France et en Belgique depuis la mort d'Abdelhamid Abaaoud.

    Évoqué par le juge d'instruction Marc Trévidic lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les filières djihadistes, le 12 février 2015, Farid Melouk est considéré par le magistrat français comme ayant repris "du service" en Syrie, rapporte Mediapart.

    Vieille connaissance du magistrat - Marc Trévidic a notamment enquêté sur la première filière afghane que fréquentait Farid Melouk en 2000 - le terroriste a joué un rôle primordial dans le recrutement de djihadistes.

    Vétéran du djihad, Farid Melouk, dit le Chinois, a déjà vécu plusieurs vies. Faussaire, logisticien, et ancien appui financier des Groupes islamiques armés (GIA) dans les années 1990, Farid Melouk avait pris la fuite vers l'Afghanistan après les sanglants attentats de la station RER de Saint-Michel en 1995. 

     

    Au contact avec organisation d'Oussama Ben Laden

    Pendant un an, Farid Melouk se retrouve au contact des pontes de l'organisation d'Oussama Ben Laden. De retour en France, il choisit de vivre dans la clandestinité. Condamné par contumace en février 1998, le terroriste sera finalement interpellé le 5 mars de la même année à Ixelles un quartier populaire de Bruxelles par les autorités belges après un bref séjour en Croatie. Farid Melouk est condamné à 9 ans de prison devant la cour d'appel de la capitale belge. Extradé en France en 2004, le terroriste purge sa peine jusqu'à sa libération en 2009 et semble faire profil bas.

    A sa sortie de prison, il rencontre plusieurs vétérans de la guerre sainte, notamment ceux des filières tchétchènes et afghanes, avant de se lier d'amitié avec Djamel Beghal. Entre mai 2009 et mai 2010, ce dernier est assigné à résidence dans le Cantal dans le cadre de sa condamnation pour avoir préparé un projet d'attentat contre l'ambassade des Etats-Unis en France. Une amitié immortalisée par les services de renseignements français de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) par des photographies prises dans le Cantal. Sur ces clichés, Farid Malouk et Djamel Beghal jouent au football avec... Chérif Kouachi, l'un des futurs auteurs des attentats contre "Charlie Hebdo".

    Toujours selon Mediapart, Farid Melouk se serait ensuite fait oublier avant de refaire son passeport en octobre 2012 et partir dans la foulée pour la Syrie. Sur place, le terroriste, serait actuellement en train de constituer un groupe de combattants algériens ralliés récemment à l'Etat islamique après avoir tenu un camp d'entrainement.

    Farid Melouk fait désormais partie des cibles prioritaires de l'antiterrorisme français.

    Un changement de priorité qui s'explique principalement, selon Mediapart, par la découverte d'une photo troublante dans le téléphone de d'Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud tuée au cours de l'assaut de Saint-Denis. Dans la mémoire du téléphone : une photographie du cerveau des attentats du 13 novembre, sourire éclatant, aux côtés d'un homme portant une longue barbe blanche. Ce cliché figurait déjà sur le compte Facebook d'Abdelhamid Abaaoud en juin 2014.

    Selon Mediapart, cet homme pourrait être Farid Melouk. Sollicités par le site d'investigation, d'anciens agents de renseignements et des magistrats ayant enquêté sur le terroriste ont tous confirmé, sans toutefois pouvoir, bien sûr, le certifier "à 100 %", que la photo exhumée par Mediapart était "criante de ressemblance", selon l'expression de l'un d'eux.

     L'obs...

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    Un ressortissant algérien soupçonné de liens avec les attentats de Paris arrêté à Béjaia

    Suspecté d’avoir des liens avec les attenants de Paris, commis en novembre dernier, un ressortissant Algérien résidant en Belgique a été arrêté, ce mardi à Akbou (Béjaia), a indiqué le parquet général près la Cour de Béjaia dans un communiqué.

    Le suspect dont aucune information n’est donnée a été placé en détention préventive selon l’APS qui souligne que le présumé a été poursuivi pour des informations indiquant « sa possible participation aux attentats terroristes et son éventuelle appartenance à un  groupe djihadiste ». Le présumé, d’après d’autres sources (Le Soir d’Algérie Ndlr), pourrait être Zouhir Mehdaoui, un jeune de 29 ans ayant quitté l’Algérie en 2012 pour la Turquie.

    « Il a lui-même décidé de se livrer en répondant à la convocation du tribunal d’Akbou. Confronté donc aux charges retenues contre lui, il a été placé en détention préventive », précise –on.

    Nos confrères du soir d’Algérie ont précisé par ailleurs que Zouhir Mehdaoui est un proche d’Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attaques de Paris. Il a séjourné en Grèce avant de s‘établir près de Bruxelles où il a épousé une Belge en 2014.

     M.O.

     

     

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    32 djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont été éliminés aujourd'hui à Raqa, son grand fief, au nord de la Syrie. On ignore pour l'instant l'origine des frappes mais selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) se sont des frappes de coalition.

    Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH a confirmé à l'AFP que : "des avions militaires probablement de la coalition internationale ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres au cours de 15 frappes visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqa".

    L.E.

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  • Le président A/Bouteflika hospitalisé à Grenoble L'hospitalisation du président de la République Algérienne Abdelaziz Bouteflika vient d’être officiellement confirmée. Il se trouve actuellement à la clinique d’Alembert à Grenoble (France), d’après des sources officielles.

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  • Le journaliste algérien Abdessami’ Abdelhaï a entamé le 5 novembre 2014 une grève de la faim pour protester contre sa détention sans jugement à la prison de Tébessa depuis le 18 août 2013. Reporters sans frontières exhorte les autorités algériennes à mettre en place un procès juste et équitable pour que le journaliste puisse se défendre.

     

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