• Festival de Cannes, la semaine de la critique s’impose

    Festival de Cannes, la semaine de la critique s’impose18 mai. 10h10. Nous sommes devant l’espace Miramar, Hôtel de luxe, situé à même la croisette, ou a eu lieu la cérémonie d’ouverture de la 55e de la semaine de la critique. Une salle de cinéma de plus de 380 places a abrité des courts et longs métrages. Un espace « estimé » très insuffisant par rapport au nombre d’invités et de festivaliers.

    Trois queues se forment d’un coté et une d’un autre. Celle-ci est réservée au VIP, jurys et d’autres et personnes prioritaires. Les autres sont plus longues. Une pour les journalistes et les invités du marché du film, la deuxième pour les festivaliers et la troisième pour les Cannes-cinéphiles et le public. A l’entrée, la sécurité est renforcée. Fouille, visualisation des sacs et vérification de badges. L’attente est parfois très longue. Certains se présentent deux heures avant. On fait introduire d’abord les vips, les journalistes et les représentants du marché du film puis vient en troisième lieu le public qui n’a pas trop de chance de voir le film. Hormis les quatre premiers les autres seront refoulés.

    « Nous sommes vraiment désolé mais la salle est pleine et il n’y a plus de places. Je vous prie de nous excuser », s’adresse Katy, l’organisatrice des projections, au public avant de rappeler pour ceux qui désirent le voir : « le film sera rediffusé le soir à 22h15. Il y aura certainement de places».

     

    Voyages à travers 17 pays différents

    De part son humble objectif de révéler de nouveaux auteurs « sensibles » aux différentes manières de s’engager dans le cinéma à travers le monde, la semaine de la critique a réservé des surprises. Cette 50e édition propose de surprenants voyages à travers 25 films de provenance de 17 pays différents (10 longs métrages et 15 courts métrages).

    Nous découvrons en compétition, cette année, « Albûm » (Album de famille), 1h45, de Mehmet Can Mertoglu, Diamond Island (1h41) de Davy Chou, Grave (1h35) de Julia Ducournau, Mimosas (1h33) de Olivier Laxe, Shavua ve yom (une semaine et un jour), 1h38, de Asaph Polonsky, A Yellow Bird (l’oiseau d’Or), 1h52, de  K. Rajagopal en enfin le film libanais Tramontane (Rabih), 1h45, une histoire émouvante d’un jeune chanteur aveugle qui a parcouru le Liban en quête de ses origines après avoir découvert qu’il a été adopté. A travers cette histoire Rabih, l’acteur qui a vibré les sentiments du public et a fait couler des larmes, a ému le public et a dressé le portrait d’une nation toute entière « incapable » de relater son histoire. Le film a plu au public qui a manifesté son émotion. Plus de 10 minutes d’applaudissement. Des larmes sur les visages et des conspues. Tramontane empochera t-il le Prix de la semaine de la critique?

    « Je suis très optimiste. Je pense que le film a plu au Jury et beaucoup plus au public. Nous étions très émus nous aussi. Les applaudissements et les encouragements du public sont un point positif », déclare à sa sortie le réalisateur M. Vatch Boulghourjian accompagné de l’acteur principal Rabiah. Celui-ci était réellement aveugle. La joie apparait dans son sourire et ses remerciements au public.

     

    Festival de Cannes, la semaine de la critique s’imposeGrave, le film qui a vibré Cannes

    Parmi les films qui ont drainé plus de monde : « Grave » de Julia Ducournau. Une histoire fantastique retraçant la vie d’une étudiante végétarienne pour laquelle l’occasion du bizutage s’est présentée dans l’école de vétérinaire  ou elle a été forcée à manger de la viande crue pour la première fois (foie d’un lapin).

    Telle sa sœur qui est dans la même école, Justine commence à s’attaquer à tout le monde notamment au colocataire de sa sœur,  qui a été tué par celle-ci. Découvrant donc sa vraie nature Justine, encouragée par son père, essaye de changer les choses.

     

     

    Diamond Island de Davy Chou se distingue  

    Diamond Island est long métrage qui raconte l’histoire de Bora, 18 ans, qui a quitté son village pour travailler sur les chantiers de Diamond Island, une ile située sur les rives de Phnom Penh. Il y avait un projet de paradis ultramoderne pour les riches et symbole du Cambodge du futur. Il s’y lie d’amitié avec d’autres jeunes ouvriers, jusqu’à ce qu’il retrouve son frère aîné, le charismatique Solei, disparu cinq ans plus tôt. Solei lui ouvre alors les portes d’un monde excitant, celui d’une jeunesse urbaine et nantie, ses filles, ses nuits et ses illusions.

    Première Mondiale l 1h41 l Cambodge/France/Allemagne/ Qatar/ Thaïlande. 

    Les prix de la semaine de la critique

    La compétition des longs métrages pour les grand prix de la semaine de la critique est vibrante. Le premier Grand prix Nespresso sera décerné par le Jury de la Semaine de la Critique à l’un des sept longs métrages de la compétition. Une somme de 15 000 € sera remise au réalisateur lauréat. « Nespresso soutient et encourage depuis longtemps les nouveaux talents du cinéma en s’associant, pour la sixième année consécutive, au Grand Prix de la Semaine de la Critique », avance dira M. Charles Tesson, délégué général et animateur de la semaine de la critique.

    On peut citer quelques prix déjà décernés depuis 2011, à l’exemple de celui attribué à Jeff Nichols pour son long métrage « Take Shelter (2011) », Antonio Méndez Esparza pour Aquí y Allá (2012), Fabio Grassadonia et Antonio Piazza pour Salvo (2013), Myroslav Slaboshpytskiy pour The Tribe (2014) et l’année dernière, Santiago Mitre pour Paulin.

    L’autre prix qui sera aussi décerné par les jurys de la SC à l’un des sept longs métrages de la compétition est Le Prix Révélation France 4. Il récompense le premier ou deuxième long métrage particulièrement remarquable par sa créativité et son inventivité. France 4 s’associe au Prix Révélation pour la cinquième année consécutive, réaffirmant ainsi son soutien au cinéma indépendant. Ce prix est doté par France 4 d’un montant de 4 000 € remis au réalisateur.

     

    De Cannes : Mounir Outemzabt

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