• Les services de sécurité ont encore une fois entravé le déroulement des activités du café littéraire de Bejaïa. A quelques jours seulement avant la tenue de la conférence-débat de Saïd Sadi sur son livre, « Amirouche, une vie, deux morts, un testament », des agents des Renseignements généraux ou du DRS, auraient fait pression sur la direction du TRB, apprend-on.

    En effet, l'objectif était de faire le maximum pour que l’activité n’ait pas lieu sans qu’une autorisation émanant des hautes autorités ne fusse dûment accordée. Les mêmes pressions administratives furent également exercées sur les animateurs du café littéraires. Notre affiche (placardée à l’entrée du TRB) fut même arrachée par les services de sécurité qui, souvent, pendant des années, s’en sont déjà rendus coupables de cette basse besogne.

    Le café littéraire s’insurge fortement contre ces pratiques oppressives et dénonce les atteintes graves et intolérables au droit et à la liberté d’opinion, d’expression, d’organisation, de réunion et de manifestation. Soyons solidaires pour la défense et l’exercice de tous nos droits. Ensemble, réclamons la suppression de la police politique. Le café littéraire de Bejaïa Le samedi 24 janvier 2015.

    M.O.

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  • Arrêt sur image : Le campus Aboudaou inondé

    Pas d'accès à l'université de Béjaia, ni aux véhiculés ni aux piétons. Le seul accès, par dessous du pont d'aboudaou est bloqué par un grand flaque formé par les eaux pluviales. 

    Cela se passe au moment ou l'université connait un sérieux mouvement de protestation qui a gelé toute activité pédagogique.

    M.O.

     

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  • Des étudiants de l'université de Béjaia ont organisé une marche pacifique en signe de solidarité et de soutien au mouvement pacifique de In Salah contre l’exploration et l’exploitation du gaz du schiste. Sous l'égide de l'association RAJ de Béjaia, la marche a eu lieu aujourd'hui du campus de Targa Ouzemour jusqu'au siège de la wilaya où un sit-in a

     

    été observé.


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  • Le corps du touriste français Hervé Gourdel, enlevé puis décapité fin septembre par des jihadistes islamistes, doit être transféré lundi vers la France, douze jours après sa découverte en Kabylie (est d’Alger), a appris dimanche l’AFP de source proche du dossier.

    Deux médecins légistes français et la sœur du guide de haute montagne, enlevé le 21 septembre au coeur du massif du Djurdjura où il était allé faire de la randonnée, se sont rendus en Algérie pour confirmer son identification, selon cette source.

    Selon des sources aéroportuaires françaises, la dépouille d’Hervé Gourdel doit arriver à Roissy-Charles-de-Gaulle lundi vers 13H30. Une cérémonie devrait être organisée au pavillon de réception de l’aéroport.

    Des tests génétiques ont confirmé cette semaine que le corps exhumé en Kabylie était bien celui du guide, les médecins légistes ayant comparé l’ADN du touriste français à celui de sa sœur.

    Le transfert de la dépouille nécessite la délivrance d’un acte de décès mentionnant la date de sa mort, que les médecins légistes sont parvenus à déterminer, a ajouté la source proche du dossier, sans plus de précision.

    Hervé Gourdel, guide de haute montagne de 55 ans originaire du sud de la France, avait été enlevé le 21 septembre par le groupe armé Jund al-Khilafa, qui a affirmé l’avoir exécuté en représailles à l’engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes contre le groupe Etat islamique en Irak.

    Arrivé en Algérie le 19 septembre pour faire du trekking dans le massif du Djurdjura, il avait été enlevé près du sommet Lala Khedidja. Ses cinq compagnons algériens avaient été relâchés après 14 heures de séquestration.

    L’armée algérienne, qui avait mobilisé 3.000 soldats, a retrouvé le corps d’Hervé Gourdel le 15 janvier, enterré dans une forêt de chênes et d’oliviers tout près du village Takheldjit, à une vingtaine de km du lieu de son enlèvement.

    Sa dépouille a été découverte sur les indications d’un jihadiste capturé par l’armée, selon les informations officielles.

    AFP

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  • Politique : Ait Ahmed victime d'un AVC !

    Hocine Ait Ahmed, le président d'honneur du parti de l'opposition (Front des forces sociales) « FFS », est victime d'un accident vasculaire cérébrale. L'information est donc confirmée par sa famille. Le chef historique est entré dans un autre combat que celui de son domaine de politique : l'AVC.

    Sa santé s'est dégradée, selon la même source. Il est hospitalisé dans une clinique à Lausane (Suisse) a déclaré le premier responsable du FFS, M. Nebbou, dans une conférence de presse qu'il a animé à l'occasion. Il y suit des ses soins. "Pour le moment, sa santé est stable, mais son bilan médical révèle une série d'AVC affectant le centre de la parole", rapporte TSA.

    Il n'y a donc aucun souci. Inutile de s'inquiéter sur la santé d'Ait Ahmed. C'est du moins ce qu'a confirmé Ali Laskri sur la chaîne Echourouk News.

     

    M.O. 

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    Pensée : Matoub aurait 59 ans déjà !

    Oui, engagé à 100%. Il a combattu, bec et angle, pour la défense de la culture Berbère et la langue Amazigh ainsi que pour sa terre natale "la L;Algérie" dont la Kabylie qui coule dans son veines. Il était armé de simples poèmes et chansons, d'idées et de courage.

    Il aurait fêté son anniversaire ce 24 Janvier 2015. Mais, le destin a voulu autrement. Les lâches l'ont trahi. Le terrorisme islamiste l'a assassiné, à sa visite en Algérie, en 1998.

    Malgré ce, personne n'est arrivé à l'oublier ni oublier ses chansons. D'autres chanteurs ont repris le chemin du combat. De millier de Lounès sont nés et apparus.

    Né donc le 24/01/1956 à Taourirt Moussa (Tizi Ouezou), Matoub Lounès est un chanteur, auteur et compositeur. Pourtant il n’a jamais appris la musique dans une école. Il avait grandi seul et a fait son pas vers la musique seul avec des moyens simples.  A l’âge de 9 ans qu’il a commencé à se réjouir du son des files d’une guitare artisanale fabriquée d’un bidon d’huile en plastique. Ce n’est qu’en 1972, à l’âge de 16 ans, qu’il a eu son premier mandole que son père lui a offert à son retour de France. Un cadeau qu’il a malheureusement perdu dans les jeux du hasard (pocker) en s’amusant à le miser. Une année après il s'offre un autre.

    En 1974, Lounes avait déjà fait un mois de prison. Cela s’est passé lorsqu’il demanda au procureur, une cigarette, au moment de son procès au tribunal. Il a été interpellé pour quand il a blessé un jeune à coup d’un objet tranchant, suite à une bagarre qui a eu lieu dans un salon de coiffure pour homme.

    En 1975, il a été appelé au service militaire. Il a passé ses deux ans à Oran. En sortant, il fut embauché dans un CEM (Colège d'enseignement moyen) à Ait Douala. Au même temps il organisait des galas artistiques dans son village. Avec le temps, vu qu'il avance dans le domaine artistique, Matoub Lounès consacre plus de temps et d'énergie pour la chanson kabyle. Il s'y engage d'avantage. Il partit pour la France en quête d'un avenir meilleur. 

     

     

    Chronique proposée par Mounir.O.

    (A suivre…)

     

    Lounès a raconté sa vie de musique :

     

     

    « Je n'ai jamais étudié ni la musique, ni l'harmonie. Même lors des galas, je n'ai ni partition, ni pupitre. Rien. J'ai toujours travaillé à l'oreille et j'ai acquis cette oreille musicale en écoutant les anciens, en assistant aux veillées funèbres, là où les chants sont absolument superbes, de véritables chœurs liturgiques. Mais on n'y chante pas Dieu, on parle de misère sociale, de vie, de mort. Ce sont des chants de notre patrimoine, que des générations d'hommes et de femmes ont chantés. Là est ma seule culture musicale. À part cela, je reconnais être incapable de lire la moindre note de musique, au point qu'il m'est impossible de distinguer, sur une partition, mes propres compositions. Tout ce que je fais, je le fais à l'oreille. Je prends mon mandole et j'essaie. Je trouve les accords, puis je compose des airs qui deviennent mélodies. À force de faire et de refaire, je les enregistre dans ma mémoire et je les retiens. J'accorde mes instrument à la voix, je n'utilise pas de diapason. Je sais que cela risque de surprendre un certain nombre de musiciens, mais je n'ai jamais utilisé de diapason. Je ne sais pas ce qui est un "la" et j'ignore la différence entre une clé de "sol" et une clé de "fa". Tout cela m'est étranger.

    Sur scène, je demande aux musiciens de se régler sur ma voix. C'est toujours ainsi que j'ai fonctionné, et toujours ainsi que j'ai enregistré mes disques. Plusieurs fois, je me suis dit qu'il serait temps d'apprendre la musique d'une manière rigoureuse. Puis j'ai estimé que cette "contrainte" risquait finalement de plus m'embarrasser que me faire progresser. Cela pouvait même me bloquer. J'y ai donc renoncé, et je m'en porte très bien. Et même si je n'ai aucune notion de musique, au sens académique du terme, je sais parfaitement quand quelqu'un joue ou chante faux, ou quand mon mandole est désaccordé. C'est, chez moi, une question d'instinct. Même en matière de musique, je suis anticonformiste, rebelle aux carcans des règles et des lois. Et puisque cela fonctionne ainsi, pourquoi se poser des questions ? », Matoub Lounès.

     

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