• L'indépendance confisquée : Ferhat Abbas permettez-moi de le dire autrement !

     

    « Si j’avais découvert l’indépendance de l’Algérie je serais l’un des plus nationalistes algériens et je ne vais pas avoir du flétrissement comme d’une honte ».

    Les Martyrs ont sacrifié leur vie, non pas pour avoir les honneurs folkloriques de la part de ceux qui ont confisqué l’indépendance, mais pour réaliser l’idéal pour lequel ont combattu le colonialisme français.

    Aujourd’hui, mon existence est réalisée grâce à leurs sacrifices, et j’en suis très reconnaissant, mais, je ne peux me duper, je ne vis pas sur une terre libérée, ni sous l’emblème d’une patrie indépendante, parce que cette indépendance n’existe pas ; j’ai vécu 32 ans en Algérie, j’ai toujours senti l’odeur du colonialisme. Un colonialisme qui se cache derrière chaque porte d’une institution, il caractérise chaque discours politique et économique official. Je le constate dans chaque comportement de ceux qui constituent le pouvoir illégitime en place.

    Que dire ? J’ai parcouru dés mon jeune âge les sommets des montagnes des villages les plus lointains, leurs pistes qui mènent partout et nulle part m’ont démontré les vestiges éparts des trahisons, j’ai visité de nombreuses stèles oubliées du nord, hélas les noms inscrits sur leurs mures ne parlent pas du passé, j’ai traversé les chemins qui montent aux Hauts Plateaux, ces derniers sont devenus opaques, plus rigides, leurs rides n’expriment pas ni les itinéraires des héros, ni ceux des traitres, j’ai été sur les traces des chars de l'armée française au sud, le sable cache encore leurs secrets, et les tristes visages des gens affichent des interrogations sur une barbarie orchestrée. En un seul mot j’ai cherché l’indépendance et je ne l’ai pas trouvée, j’ai trouvé par contre une terre abandonnée et un peuple emprisonné.

     

    Oublier le futur ?!!! Peut être c'est la seule chose qui puisse me libérer de moi-même, puisque personne ne m’en a parlé du passé. Honneur et gloire à nos Martyrs.

     

    Mahrez BOUICH

    « Terrifiante barrière de la bataille des frontièresInfo-com : un domaine vaste qu'on aime comme ça ! »
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  • Commentaires

    1
    Nassim
    Mardi 7 Juillet 2015 à 00:01
    bravo mon ami, tu es l'un des intellectuels jeunes algériens que j'adore et je respect , bonne continuation
    2
    Djamila Bejaia
    Mardi 7 Juillet 2015 à 17:25

    une belle chronique Mr BOUICH, c'est vraiment la réalité.

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