• Doctorat LMD : les chances de la Faculté des Lettres et des Langues s’évanouissent

    • Hormis le département de Français qui remplit tout les critères, les autres départements ne sont pas habilités à lancer des projets de doctorat.
    • Le département d’anglais a été honoré par trois des ces meilleures étudiantes ayant été admises aux concours d’obtention de bourses doctorales au Royaume Uni, dont une est classée première au niveau national.
    • Le colloque de Novembre 2015 reporté au début 2016 faute de budget…

    Nouvelles conditions sur l’ouverture du doctorat LMD : les chances de la Faculté des Lettres et des Langues s’évanouissent

    « Choquante » tel est le qualificatif utilisé par les étudiants et enseignants de la faculté des langues et des lettres à propos de la nouvelle loi relative au lancement de projets de doctorat. Ladite faculté est en effet la moins encadrée au niveau de l’université de Bejaia, à l’exception du département de français qui regorge d’enseignants de rang magistral. « Nous avons été les premiers à abriter le système LMD, et nous sommes les derniers à en tirer profit » nous déclare une étudiante, visiblement désespérée. « Compte tenu de notre sacrifice pour ce système, nous devrions avoir une dérogation normalement », nous rajoute un autre étudiant à l’entrée de la faculté.

    En effet, selon une note du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS) datant du 11 Janvier 2015, l’habilitation d’une formation doctorale doit répondre à trois critères principaux dont l’existence de cinq (5) enseignants de rang magistral permanents dans l’établissement et de la spécialité ; adossement à un laboratoire de domaine ; et existence de projets de recherche (PNR, CNEPRU) liés à l’offre de formation.

    Cependant, ladite note insiste aussi sur le caractère national des offres de formations doctorales, et oblige de ce fait les universités à ouvrir des formations polyvalentes permettant l’accès des diplômés de Master de toutes les universités nationales. Ceci dit que les étudiants appartenant à des universités où l’ouverture de doctorat n’est pas possible, peuvent accéder aux études de post-graduation en dehors de leurs universités.

    Rencontrée dans son bureau, docteur Maouche, la vice-doyenne, a mis l’accent sur l’exploit des étudiantes majores de promotions de Bejaia qui ont réussi à décrocher trois bourses doctorales au royaume Unis. Aussi, elle s’enorgueillit du fait que « la première place est revenue à notre étudiante mademoiselle Bouanani qui a fait le double exploit d’être classée première au niveau nationale, et en plus dans un examen de littérature alors qu’elle a suivi des études en sciences du langage et didactique». Elle a aussi cité au passage un nombre considérable d’étudiants qui ont été reçus aux examens de doctorat LMD dans plusieurs universités Algériennes, ainsi qu’une dizaine d’étudiants admis pour des études de graduations (Master) au Royaume de Jordanie.

    Notre interlocutrice fait aussi appel aux enseignants-chercheurs des domaines des langues, lettres, civilisations anglo-saxonnes Algériens en général et Bejaia en particulier à participer activement et à contribuer au développement de « leur revue de recherche » dont le délai de réception des articles est arrêté pour le mois d’avril 2015, et la date de la parution du premier numéro pour septembre de la même année.

    Cependant, les restrictions budgétaires semblent avoir déjà eu leur effet sur l’activité scientifique puisque, si le colloque international du mois d’avril est maintenu, celui des 18 et 19 novembre a été reporté à une date ultérieure, au début 2016 semble-t-il.

     

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