• Chronique de Mahrez Bouich : L’amère dialectique d'exister en tant qu'Algérien

     
    « L’exil est la terre de la vie, et l’Algérie est devenue par le malheur de son histoire une terre-cimetière pour l'après vie. »
     

    Sur l’horloge murale politique de mon pays, les aiguilles indiquent presque le temps des polémiques politiques. La nébulosité sursauts les préoccupations les plus indispensables d’une société qui vit à la marge de son histoire, identiquement à la même image de son passé douloureux. Comme aux mythes anciens le grand duc chante les chansons de la mort, indécente mélodies pour ceux qui rêvent d’un demain meilleur à celui qui à été hier. Les discours politiques ne changent pas de substance, ils font adopter d’autres conjugaisons à l’aveuglette afin de corrompre les temps. Le langage algérien ‘’ du haut ‘’ et celui ‘’ de très bas’’ solde les chiffres et les souvenirs de tous les drames déjà vécus, il retrace les lugubres instants d’un temps presque révolu, par assurance de ne pas articuler la joie des admirables sentences, il devient un mal nécessaire.

    Qu’est ce qui se passe en Algérie ? Il est presque difficile aujourd’hui de déchiffrer l’orientation pathologique du pouvoir qui se donne encore du temps pour reproduire les mêmes conditions historico-idéologiques qui ont donné sa naissance depuis l’assassinat de Ramdane Abane, seule démarche pour le pouvoir de se reproduire.

    Qu’est ce qui se passe dans la société algérienne ? Il est presque facile de voir clairement les dérapages à ciel ouvert, dans les quels la société algérienne s’est noyée, et cela depuis que la société même est devenue otage de son ambivalence multidimensionnelle.

    Des lors, qui parmi nous a le pouvoir rationnel, pour une raison valable et/ou par une valeur humaine transcendantale, légitimer son existence politique et celle d’un pouvoir en place qui trouve dans son ‘’ mutisme réactionnel’’ et son ‘’ style de gestion paranoïaque’’ une théocratie gouvernementale. Et encore qui parmi nous peut se reconnaitre dans une société qui rime avec ‘’ la bêtise culturelle’’, ‘’ la manipulation symploque’’ et les représentations fantoches ». Désormais, par naïveté et/ou par ignorance, nous demeurons otages des jeux des pommes de la discorde, du pouvoir et de la société, dans les quels ceux qui tirent les ficelles trouvent leurs nids de jouissances, d’autorité et d’intérêts.  

     

    Par le hasard des choses

    La même image de jeu trouve aujourd’hui sa véritable face lors des polémiques qui ont accompagné l’enterrement de la grande écrivaine algérienne Assia Djebar et celui de l’acteur français né à Alger Roger Hanin. Un pouvoir qui a joué le jeu de l’image avec un slogan  ‘’ Mon Image à Moi’’.

    Un jeu à double face, sans pour autant pouvoir franchement comprendre son attitude et son arrière plan directeur. La polémique dite ‘’ Avion du président ‘’ a fait susciter plus qu’une interrogation. Puisque l’attitude du pouvoir ‘’ réviser à la dernière minute’’ à l’égard des deux défunts, est plus que absurde ; parce que la démarche de mettre l’avion du président  pour rapatrier la dépouille du défunt Roger Hanin, le jour même où le corps de la défunte Assia Djeber est rapatrié par un vole normal,  montre la nature de jeu, même c’est la démarche elle-même donne l’impression que c’est une démarche absurde et insensée,  mais cela ne peut que refléter ‘’ le sombre des intentions’’. Et encore que dire de l’enterrement de Roger Hanin - un autoproclamé algérien de patrie et un amoureux d’une terre qui est la siens-  à Alger comme il a souhaité lui-même. Un enterrement qui n’a pas laissé les Algériens indifférents. Des discussions dans les cafés et les rues, des réactions sur des bateaux de certaines chaines de télévisions privées et des déclarations et des visions contradictoires de certaines structures politiques. Mais désormais les limites de l’éthique ont été dépassées,  puisque malheureusement certains ont allé très loin. Aujourd’hui, juste après l’enterrement, on trouve, en particulier sur les réseaux sociaux, des inacceptables réactions sur cet événement,  des déclarations de haines, des commentaires pleins de racisme, de mépris, d’antijuifs, d’anéantissement de l’histoire de l’Algérie…etc, de la part de certains internautes. Hélas …. L’humanisme perd encore son souffle dans une terre qui était jadis la maque des « Humanités ».

    En effet et devant les deux nids de la ‘’ bêtise humaine’’ ; Il me semble qu’il est impératif de poser cette question : Ceux qui n'aiment pas les vivants peuvent-ils réellement aimer les morts ? 

    Le verre du Roi est à moitié vide, celui de la plèbe aussi, alors que l’heure ardue et timorée d’un pays qui passe par les alignements du vide, l’heur est là, celle de la gravité qui s’étire, celle où l’on se retrouve face à soi-même sans même le courage de se mirer. Rien ne peut, rien ne veux, ni le Roi, ni la plèbe, ni le verre, ni ses délires. Déconvenue la plus totale. Misères des jours ! Misère des nuits ! Misère de l’Algérie ! 

     

    M. BOUICHE

     

     

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  • Commentaires

    1
    Rachid BEJAIA
    Dimanche 15 Février 2015 à 00:40

    bravooooooooooooo notre fierté, tu es le meilleur Mahrez. j'admire ce que tu fais, pour moi tu es mon idole et le rêve de devenir comme toi est grand en moi, bravo et bon courage le grand philosophe. 

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