• Chronique de Mahrez Bouich : L’Algérie autant que « Elle » !

    L'Algérie des temps modernes, la trinité sacrée : l'idéologie "islamistes", et "islamisante", un pouvoir militaro-despotique et une mafia économico-fonciero-corruptible. Qu'espérer ?

    La mentalité Daech a fait son épreuve dans les rues d'Alger. « Elle » a passé des messages, qui sont déjà présents dans les esprits d'une grande partie de la société. Les rues d'Alger étaient envahies par des manifestants. Ils ont applaudi les frères « Kouiachi ». Ils excipent leur vision obscurantiste, leur soif au sang. Confirmation certaine de leur appartenance physique et morale. Ils nous ont rejoué les scènes du film dramatique de 1990.

    Est-ce un retour en arrière ?

    La réponse est facile. Nous y sommes d’ores-et-déjà. « Elle » n'a jamais quitté sa case de départ. Nous sommes en plein cœur de l'islamisation, en plein centre de l'idéologie et au milieu de la capitale Djihado-terroriste.

    Désormais, notre attachement à la régression se réalise au contre-courant d'un monde qui se transforme sans cesse par le savoir, la science, le progrès, la technologie ... Et encore plus, par la capacité des sociétés modernes à produire des sens.

    Clairement. Sans exagération aucune. La société produit le « Non sens ». Elle est déjà otage de celui-ci.

    Le pouvoir militaro-despotique, de son coté, et par compassions hypocrites et compromis idéologiques, encourage les islamistes dans leurs démarches déjà tracées. Qui visent d’ailleurs très loin. Le même pouvoir continu à verrouiller le champ politique à la société civile novatrice, et réprimer une énième fois les militants voulant protéger le pays du gaz de schiste. Et d'autres.

    « Elle », la blanche, demeure otage des fantasmes d'un pouvoir pathologique. Albert Camus n’avait pas trot. « Comprendre le monde pour un homme, c'est le réduire à l'humain.», dit-il. La nation, comme l'individu est l'aboutissant d'un long passé d'efforts. Et de sacrifices aussi. Voire de dévouements. Notre nation porte en elle les égarements du passé, les divagations du présent, et bien sur les délires de l’avenir.

    L’Algérie réincarne, par une vulnérable phobie, l’image d’une société dissociée d’histoire. Elle est condamnée à souffrir sous la hauteur de son regard. Il est vrai que, sans prétention, elle renseigne sur les dessous de l’être et ce qu’il a de jusque-là ‘’ l’inattendu’’.

    Mahrez Bouich.

    « Charlie Hebdo, Un étudiant : "Je laisse la France aux Français… ?" Chronique: L’Algérie entre la disproportionnalité des mots et la démesure des pratiques »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    1
    siham
    Lundi 19 Janvier 2015 à 17:16
    tout simplement... bravo
    il m'est juste important a signalé que vous êtes trop pessimiste en dessinant l'image d'un avenir triste a notre algerie
    de ma part il suffit de lire cela d'un de ses fils pour en avoir deja un beau sourir sur le visage
    notre algerie sera meilleure grace a vous...grace a nous.
    2
    Lundi 19 Janvier 2015 à 22:06

    oui, certainement l'algérie sera un pays meilleur inchallah

    3
    agurawli
    Mardi 20 Janvier 2015 à 03:26

    thanemirth !

    les libres penseurs en Algérie sont toujours confrontes malheureusement a un triple dilemme,  a savoir;l’obscurantisme religieux (daechisation) , la mafia d’état,et l’insouciance totale et  deliberee de nos peuplades( echeaoube)

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :