• Béjaia : Un lycéen décède à Sidi Ahmed suite à un grave accidentUn élève du lycée Chouhada Stanmbouli à Sidi Ahmed, dans la banlieue de Béjaia, a succombé à ses  blessures après 10 jours d’hospitalisation à l’hôpital Khelil Amrane de la ville, suite à un grave accident.

    Le drame a bouleversé  l’ensemble des lycéens et du personnel de l’établissement ainsi que toute la ville de Béjaia ce matin avec notamment la nouvelle du décès de Massi, 3e année. En effet, l’élève est victime d’un accident survenu dans la nuit du 14 avril dernier à l’intérieur du lycée. Une source digne de foi nous a informés qu’il est « tombé du balcon de deuxième étage et s’est écrasé dans la cour. Il voulait traverser d’une salle à une autre, les portes étant bloquées».

    Sur les lieux, il y’avait d’autres élèves, une vingtaine. Ils venaient chaque soir étudier ensemble pour se préparer aux examens du baccalauréat. Une autorisation leur a été délivrée par le ministère de l’éducation, à l’instar des autres établissements.

    Hospitalisé à l’hôpital d’Aâmriw, le jeune à fleur d’âge, est entré dans un coma profond. D’après des témoins oculaires, il a dû recevoir un coup très dur lui causant une hémorragie. « Il n’a pas du tout bougé, on a cru qu’il était mort », témoigne un élève.

    Une enquête a été enclenchée dès le premier  jour de l’accident pour éclaircir les faits et élucider les causes de l’accident. L’enterrement aura lieu au cimetière de la ville. Paix à son âme.

    M. Outemzabt.

    Le défunt paix à son âme.

    Béjaia : Un lycéen décède à Sidi Ahmed suite à un grave accident

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • La presse écrite privée algérienne entre saisie et suspensionsPar : Mounir Outemzabt

    La saisie et la suspension de journaux n’a jamais eu fin même si la presse a connue aujourd’hui une incontestable stabilité et indépendance. En effet, rappelons-le alors, que c’est depuis les années 1990 que l’Etat procédait à l’élimination de journaux le dérangeant.

    En effet, si l’islamise est en son premier rang de censeur néfaste, la presse a du s’autocensurer sur ses sujets portants sur ce dernier. Reste la politique qui, elle, n’est pas un sujet à éliminer. Certains journalistes se permettent de revenir sur leurs décisions de s’attaquer à l’Etat, d’autres ne le font pas, notamment en présence de témoins, de sources et de l’audace.

    Une soixantaine de journaux ont été suspendus jusqu’à 1997. Dans la plupart des cas, ces mesures visaient alors à faire taire ceux qui étaient opposés à la politique d’éradication.

    A chaque fois, les mêmes motifs qui sont avancés. Soit suite à une « atteinte à la sûreté de l’État et à l’ordre public », ou bien une « diffusion d’informations tendancieuses faisant l’apologie du crime et de la subversion ».

    Sous le règne du président Abdelaziz Bouteflika (à partir de 1999), la censure a eu d’autres formes cachées. En 2004, le quotidien national Le Matin a été suspendu pour cause de non-paiement des dettes. Un journal qui dérangeait beaucoup le pouvoir.

    Depuis, tout est devenu stable jusqu’en 2013, date ou ont été suspendus le quotidien francophone Mon Journali et son pendant arabophone Jaridati. La raison : une « atteinte à l’Etat » suite au reportage sur l’état de santé du président de la république Abdelaziz Bouteflika. Celui-ci était en France pour des soins médicaux. Le chef de l’Etat est atteint d’un AVC lui ont causé une paralysie cérébrale et physique. Au moment où l’article a été rédigé, Bouteflika rentrait de l’hôpital de Val De Grace, en France, ou il  a été hospitalisé. Aucune information n’a été donnée sur sa santé jusqu'à nos jours. Pis, on entend des rumeurs de son décès ici et là mais rien ne se pointe à l'horizon. 

    En juin 2014, quatre journaux ont été interdit d’impression à cause des dettes : Djazair news en deux versions arabophone et francophone, et El Ajouaa en deux versions aussi.

    En juillet 2014, quatre journaux arabophones ont aussi subi le même sort et pour le même motif. Il s’agit  d’El Fajr (l’aube), El Sawt El Akhar (l’autre voix), El Ahdath (Les événements), et l’hebdomadaire spécialisé Itmag.

    Depuis, la tension a monté entre les directeurs de journaux et le ministre algérien de l’information et de la communication sur les raisons exactes des multiples suspensions de journaux. Les directeurs de journaux, à l’exemple de Mme Hadda Hazem, directrice d’El Fadjr, témoignent qu’il s’agit d’une « décision politique » et non commerciale comme l’a déclaré le ministre M Grine. Mme Hazem qui a saisi chacun des directeurs de l’imprimerie, le responsable commercial et le ministre pour des négociations en vue de trouver une solution, est très convaincue que « la décision est politique». Celle-ci, selon la presse algérienne, a manifesté avec les membres Barakat en 2004 contre le 4e mandat de Bouteflika. Chose qui explique toute décision prise contre son journal.

    En mars 2014, la censure a cette fois-ci changé de camp. C’est la chaine de télévision Al Atlas-tv qui a été suspendu par l’Etat. Cette chaine « virulente » n’avait pas d’autorisation de diffusion. Le point faible dont le pouvoir s’en est servi au bon moment.

    Selon le directeur du quotidien indépendant, Omar Belhouchet, cette chaine a dépassé la ligne rouge. « C’est l’une des rares à avoir donné la parole aux citoyens notamment contre le 4e mandat de Bouteflika. Les autres chaines organisaient des débats contradictoires, mais ça s’arrête là. Elles ne traitent pas vraiment ce qui secoue en ce moment l’Algérie, la colère et l’inquiétude».

    Ainsi, la plus récente suspension a été enregistrée en avril 2015. La chaine télévisuelle privée El Djazairia a été suspendue après avoir réitéré les révélations du Petit Journal Canal+ sur la divulgation des biens Premier ministre Algérien Abdelmalek Sellal et sa fille qui s’est offert un appartement sur les Champs-Elysées. Ces informations ont été données par les co-auteurs du livre Alger-Paris : « une histoire passionnelle ». Une polémique qui a éveillé une vive excitation en ce dernier qui a réagi en tant que ministre proche du pouvoir. 

    Le responsable de la chaine, M. Abdou Semmar, a été accusé de diffamation pour avoir dénoncé le prix de l’appartement, et donné l’adresse des biens de Sellal. Abdou Semmar estime qu’il n’y a pas eu d’atteinte. D’autres autorités l’ont appelé. Le ministre de la communication, puis l’autorité de régulation de l’audiovisuel.

    Ce qui est étonnant dans cette affaire c’est l’accusation du ministre de la communication. « Les médias officiels, eux-mêmes, nous accusaient d’atteinte aux symboles de l’Etat».  

    Toujours dans l’audiovisuel, en avril 2014 Dzair-tv a subi de grosses pressions la menaçant de fermeture. En mars 2014, deux comédiens et chroniqueurs de l’émission (Amine Ikhlef et Mohamed Bounoughaz) ont déclaré sur les plateaux de l’émission ‘’système dz’’ de la même chaine télévisuelle qu’ils ont été rémunérés par le pouvoir pour leur participation au clip de campagne au président-candidat Boutefilka.

     

    M.O.

     

    -    -    François Gèze et Sahra Kettab, Les violations de la liberté de la presse, dossier 7, Juin 2004

    -  - May Semmane, Non impression du journal El Fadjr : affaire politique, selon sa directrice, commerciale selon le ministre, article de presse publié sur Huffpostmaghreb, le 02/06/2014

    -  - Marie-Hélène Soenen, Atpas TV, première victime de la présidentielle algérienne, publié le 17/03/2014

    -    - interview avec Abdou Semmar

    -    -Jeune Afrique et El Watan

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Célébration de Yennayer 2967 : La fête était grandiose à NiceLa célébration de Yennayer est une « nécessité absolue » qui ne passe pas inaperçue à Nice, notamment depuis la création de l’association culturelle et sportive des kabyles de Nice (ACSKN), il y a près de deux ans.

    Hier, le 15 janvier, et comme convenu, l’ACSKN a commémoré le nouvel an Berbère. On dénombre plus de 200 personnes venues prendre part aux activités concoctées. Comme à l’accoutumée, le programme a été débuté par un bref aperçu de l’histoire du nouvel an Amazigh (Yennayer). Une chorale d’enfants kabyles et un défilé de mode en robes kabyles ont marqué l’événement qui  a aussi connu une animation musicale et un orchestre assuré par Ali Yestou et Ali Nouali.

     

    Le moment était festif et l’organisation était parfaite, mais les préparations étaient dures, selon les membres de l’association. « On est vraiment très content de la satisfaction des invités et surtout leur réceptivité. C’est notre joie. Nous avons, certes, passé des moments dures notamment avec les préparatifs, mais voir réussir l’événement nous fait oublier tout ça », s’exprime Lyes, membre de l’association. 

    Evénement marqué malgré l’éloignement de la salle de fêtes

    A l’instar des autres invités, Madame  le consul de Nice H. Touati a répondu favorablement à l’invitation de l’ACSKN. Elle a assisté à la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu à 14h, dans une salle de fêtes, loin de la ville. Elle n’a pas pris part à la cérémonie mais elle a partagé la joie des ressortissants qui étaient très contents de ce moment de rencontre « rare » à Nice. « Je suis contente de ma communauté qui organise de tels événements importants », encourage-t-elle.

    Pour les autres invités et les étudiants, l’événement était marqué malgré la distance de la salle des fêtes de la ville. Les moyens de l’association ne permettent pas de faire mieux mais

    « C’est une belle initiative de rassembler la communauté kabyle et fêter le nouvel an Berbère …qui puise les étudiants, notamment les nouveaux arrivés qui ont profité de cette rencontre pour se connaitre et surtout revivre des moments conviviaux dans un thème traditionnel qui rappelle la famille, le bled.., », déclare Fares étudiant. 

     

    M. O.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Reportage : La difficile vie des étudiants algériens à Nice (France)La vie étudiante en France est très chère notamment pour les nouveaux étudiants étrangers. Pour les algériens, elle est tout simplement synonyme d’une aventure "ardue". À peine arrivés, ils commencent déjà à compter sur leurs doigts le budget qui leur reste. Nous avons rencontré quelques étudiants qui nous ont expliqué et exposé leurs principales entraves. Ils nous dévoilent ainsi leurs calculs pour dépasser ce cap.

     

    Le nombre d’étudiants algériens arrivés en France a explosé cette année et le trait commun de leurs difficultés : les moyens financiers. Certes, il est très difficile de réunir une somme d’argent et venir étudier à sa guise. En l'absence d'un emploi stable, elle relève d'une sacrée aventure avec tous les risques possibles.

    Il y a un fait d'abord à souligner ces étudiants n'ont aucune bourse de l’État algérien. Aussi pour venir étudier en France, ils ont dû justifier leurs moyens financiers. Ils devraient être en possession au moins d’une somme de 7 000 euros, équivalente à 1 260 000 DA. Un montant qui n’est pas à la portée de la plupart des étudiants. Nombre que nous avons rencontré ont dû travailler dur pour réunir le pécule pour venir en France.

    Une fois le visa décorché, l’étudiant débarque dans un pays qu’il n’avait pas imaginé. Et de plus avec un budget limité. Au lendemain de son arrivée, le climat change. Ne trouvant personne pour l’héberger, il stresse. Il passe son temps d’un hôtel à un autre, toujours moins cher. Son premier souci est l’inscription. Il plonge ultérieurement dans le monde administratif complètement déconcertant. De l’ouverture d’un compte bancaire qui est compliquée cette année — jusqu’au dossier de demande de titre de séjour en passant par d’autres dossiers tels que la demande d’hébergement, Sécurité sociale, etc. Un maquis quoi !

    L’hébergement, une étape vitale mais ardue

    Le premier mois est très préoccupant. Il faut, en plus de ça, assister aux cours. Il est difficile de tenir. Yanis est arrivé en 2015. Il dit avoir été contraint de réserver une chambre dans un hôtel pour deux semaines. "J’ai payé ma chambre à 500 € pour une quinzaine de jours. Je ne connaissais personne à Nice. Je n’ai quitté l’hôtel que lorsque j’ai trouvé une colocation. C’était dur. J’ai dépensé tout mon argent avant que je m’inscrive", nous raconte-il.

    La recherche d’un logement est une autre étape difficile. Le loyer est cher : 550 € pour 20 m². L’une des annonces que nous avons trouvées à la faculté des lettres de Nice Sophia Antipolis propose une chambre de 10 m² à 490 € avec 55 € de charges. Pour louer, le propriétaire exige certaines démarches coûteuses : le garant, la caution de deux mois et le payement du premier mois. L’étudiant doit avancer deux mois de loyer et une caution avancée. Ce qui fait un total de 1 500 €. Avec les frais d’inscription et les démarches administratives, il ne restera pas trop de sou pour se permettre une location individuelle. Il faut donc chercher d’abord un colocataire. Pas mince l'affaire ! Il faut choisir une personne avec qui s’entendre. Mais, à l’étranger, on n’a pas trop le choix. Il faut patienter et s’entre'aider.

    Au final les étudiants arrivent quand même à se loger. Pas tous à la fois, mais ils réussissent à se connaître grâce aux réseaux sociaux et à l’aide d’anciens étudiants déjà établis.

    Assia et Tinehinane ont pu se rencontrer et louer un studio à 520 € le mois avec charges comprises. Ce qui leur a permis de partager les frais du loyer. "Ça fait maintenant un mois que nous louons ensemble et c’est une très belle chose. Nous partageons même les provisions", déclare Tina, visiblement contente. Et d’avancer : "Nous avons déposé nos demandes de cartes de séjour et nous attendons. Au même temps que nos études, nous cherchons du boulot".

    À noter que les étudiants ont droit à l’aide au logement (APL). Pour cela ils fournissent les pièces nécessaires accompagnées du dossier, mais ne seront remboursés qu’une fois le titre de séjour attribué. À compter deux mois ou plus. C'est dire que la patience est une règle d'or.

    Les plus chanceux sont les étudiants qui ont bénéficié d’une chambre dans une résidence universitaire auprès du CROUS (Centre régional des œuvres universitaires). Ceux-ci auront onvoyé leur demande d’hébergement sur le site Internet. La suite de la démarche est complétée une fois arrivé sur place. "J’ai demandé une chambre sur le site du CROUS, en arrivant ici, j’ai payé ma chambre dont j’ai bénéficié et tout est réglé", raconte Amina.

    Le job étudiant, un autre embarras que Yacine nous expose

    Yacine est un étudiant algérien arrivé à Nice en 2015. Il n’avait que 1700 euros à son arrivée. Quelques mois après son installation, à l’instar d’autres étudiants, il épuise son budget. En l’absence d’une bourse d’études, il est obligé de chercher un emploi à temps partiel pour financer ses études. Un autre embarras qui l’a obligé à sacrifier une année d’études. "J’ai dû m’absenter plusieurs fois aux cours pour chercher du travail. Résultat : je n’ai pas validé mon Master", concède-t-il.

    Certains étudiants réussissent à trouver un job au CROUS comme polyvalent de restauration. C’est le cas de Chihab, un étudiant en information et communication. Arrivé en 2016, il n’a jamais trouvé de travail, mais s’est contenté de quelques vacations d’arbitrage de matchs dans la région des Alpes Maritimes. Cette année, il travaille "au CROUS à mi-temps", nous dit-il.

    D’autres sont parfois obligés de sacrifier leurs études et changer de ville. "J’ai beau chercher un job étudiant. Pourtant, j’ai eu plusieurs entretiens avec des entreprises qui ne m’ont pas recruté. Le statut d’un étudiant algérien est particulier, voire compliqué. Dès qu’on découvre qu’on est algérien, on ne nous recrute pas", avance notre interlocuteur, Yacine.

    La vie économique commence à renouer pendant la saison estivale à Nice. C’est la seule période qui offre plus de chances de recrutement avec des jobs dans la restauration notamment. Certes, les étudiants ne sont déclarés que 20 heures par semaine, mais trouvent souvent un deuxième emploi. "Parfois on tombe sur un employeur compréhensif qui nous laisse travailler à temps plein. On lui explique qu’on n’a pas déjà travaillé durant l’année et qu’on n’a pas épuisé notre quota d’heures (900 heures).

    Ça m’a permis en effet de travailler durant toute la saison estivale à temps plein. Comme ça, j’assure ma rentrée universitaire. À la fin de la saison, le taux de chance de trouver un job baisse. Pour moi, il y a toujours des solutions. J’ai fait une formation d’agent de prévention et de sécurité (APS), le secteur qui offre plus de chance. Je travaille quand je veux et c’est moi qui propose mes disponibilités, selon mon emploi du temps scolaire. De plus, j’ai décroché plusieurs postes d’emploi dans des boutiques comme vendeur, dans des hôtels comme réceptionniste, agent d’accueil ou vigile au Festival de Cannes. Il ne faut jamais dire qu’il n’y a pas de boulot. Les portes s’ouvrent souvent et les chances se multiplient au fur et à mesure", raconte encore Yacine.

    Pourquoi on ne nous recrute pas ?

    Trouver un emploi peut être difficile et parfois long. Chaque organisme mène sa politique de recrutement. Les employeurs organisent des entretiens au cas où le CV a attiré leur attention. On a donc intérêt à bien rédiger celui-ci. Mais, il y a souvent un obstacle : le fait d’être étudiant et "algérien". "Déjà en tant qu’étudiant on n’a pas le droit à plus de 18 heures/semaine de travail. Et pour la nationalité, on sait bien que les accords franco-algériens ne nous permettent pas de travailler plus que 18 heures par semaine. De plus, on serait obligé de fournir une autorisation d’emploi, qu’on ne peut recevoir qu’après deux semaines ou plus. Durant ce temps, le poste serait déjà pris.

    Personnellement, je ne l’ai jamais faite depuis mon arrivée en France. Aucun employeur ne me l’a demandé. Parfois, je fournis une déclaration sur l’honneur dans laquelle je précise le taux d’heures de travail que j’ai fait. L’honnêteté est la meilleure porte de la réussite. Les bosses aiment voir leurs employés motivés et surtout ponctuels. Une fois avoir gagné la confiance des employeurs, on saura leur proposer d’autres employés."

    Mounir Outemzabt / Le Matin

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Faycal Megherbi (Avocat) : Qui des Algériens peut avoir une nationalité française ?Bon nombre d’Algériens se demandent s’ils sont Français par le lien de filiation avec un parent ou un ancêtre né durant la colonisation française en Algérie. Cette contribution se veut une réponse à ces demandes récurrentes.

    Jusqu'à la date de l'indépendance, le 5 juillet 1962, les Algériens disposaient tous de la nationalité française à la suite de la loi du 7 mai 1946. Ils bénéficiaient aussi de l'égalité électorale établie par la loi du 5 février 1958. Toutefois, si les Algériens étaient tous de nationalité française, leur statut juridique était bien différent.

    La quasi totalité des Algériens, souvent appelés "indigènes" relevait du statut de droit local, c'est-à-dire de la loi musulmane. L'autre catégorie d'Algériens (une minorité) était soumise au statut civil de droit commun (le code civil) avec des avantages certains quant à la conservation de leur nationalité française. Ces Algériens avaient obtenu leur nationalité française soit par décision de la loi sénatus-consulte du 14 juillet 1865, soit par décret (Décret Crémieux du 24 octobre 1870) ou enfin, soit par décision de justice d'un juge de paix (loi Jonnart du 4 février 1919).

    Ainsi, seuls les Français de droit commun ont conservé leur nationalité française à l'indépendance de l'Algérie.

    Les Algériens de droit local ont donc perdu leur nationalité au lendemain de l'indépendance à l'exception de ceux qui ont entamé une procédure de réintégration dans la nationalité française. Cette démarche pouvait être effectuée jusqu'au 22 mars 1967.

    Pour pouvoir engager une procédure en vue de réintégrer la nationalité française, le ressortissant algérien devra donc établir que l'un de ses ascendants ait conservé la nationalité française dans le cadre soit d'un décret, d'une loi ou d'un jugement de paix ou bien dans le cadre d'une déclaration recognitive.

    En effet, après l’indépendance de l’Algérie, tous les ressortissants algériens qui souhaitaient conserver la nationalité française devaient engager une procédure de déclaration recognitive de la nationalité française. La date butoir de cette procédure était fixée au 22 mars 1967. Peu d’Algériens ont engagé cette procédure.

    Aujourd’hui, seule la déclaration de la nationalité française par filiation est possible.

    Me Fayçal Megherbi

    avocat au Barreau de Paris

    Partager via Gmail Yahoo!

    13 commentaires
  • Photo : APS


    Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a inauguré, jeudi, l'Opéra d'Alger qui portera le nom du défunt Boualem Bessaih, ancien diplomate et ministre d'Etat, conseiller spécial et représentant personnel du président de la République, décédé le 28 juillet dernier.

     

    La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du président de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi Ould Khelifa, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, des membres du gouvernement ainsi que des artistes et de la famille du défunt.

    L'ancienne présidente de la République d'Indonésie, Megawati Sukarnoputri, qui effectue une visite d'amitié en Algérie, a été parmi les invités de marque de cette inauguration.

    Le président Bouteflika a d'abord dévoilé, à l'entrée du hall principal de l'Opéra, situé à Ouled Fayet, à l'ouest de la capitale, la plaque inaugurale de ce site avant de visiter les différentes salles de cet imposant édifice culturel.

    Le chef de l'Etat a visité les différentes salles de cette infrastructure, d'une superficie de 35.000 m2, qui dispose d'une salle de spectacles d'une capacité de 1.400 places, de salles de répétitions, d'équipements scéniques et audiovisuels, d'ateliers techniques et de divers espaces d'accueil.

    Le président Bouteflika a également assisté à un concert symphonique dirigé par le maestro Amine Kouider.

    Ce joyau architecturel, dont la première pierre a été posée en 2012, est un don du gouvernement chinois d'une valeur de 30 millions d'euros, décidé lors de la visite d'Etat effectuée par le président Bouteflika, en Chine en 2006.

    Né en 1930 à El Bayadh, Boualem Bessaih est un homme politique et ancien professeur de lettres et docteur Es lettres et sciences humaines.

    Ancien moudjahid, il est notamment membre du secrétariat général du Conseil national de la Révolution algérienne de 1959 à 1962.

    A l'indépendance, il occupe les fonctions d'ambassadeur dans plusieurs capitales européennes et arabes (Berne, Le Vatican, le Caire, Koweït, Rabat), puis de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères en 1971.

    En 1979, il entre au gouvernement et occupe plusieurs postes ministériels.

    Il est nommé successivement ministre de l'Information, ministre des Postes et Télécommunications, ministre de la Culture et enfin ministre des Affaires étrangères en 1988.

    A ce titre, il participe activement au sein du comité tripartite Algérie-Maroc-Arabie Saoudite, décidé par le sommet arabe de Casablanca, aux efforts déployés pour aboutir à l'Accord de Taïef qui a mis fin aux souffrances du peuple libanais.

    En 1997, il est nommé membre du Conseil de la Nation, au titre du tiers présidentiel, puis élu président de la Commission des affaires étrangères de la 2ème chambre du Parlement.

    Après avoir occupé le poste d'ambassadeur au Maroc, il est nommé par le président de la République à la tête du Conseil constitutionnel en septembre 2005.

    Boualem Bessaih est l'auteur de plusieurs ouvrages littéraires et historiques notamment sur l'Emir Abdelkader. Il est aussi l'auteur du scénario du film historique "Epopée du cheikh Bouamama 1983". Son dernier ouvrage publié à l'occasion du 50ème anniversaire de la Révolution: "l'Algérie belle et rebelle de Jugurtha à Novembre" est préfacé par le président Bouteflika.

    Aps

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique