• Bejaia embrasée : plus de 13 incendies ont ravagé près de 900 hectaresLa wilaya de Béjaia est cernée par plus de 13 feux de forêts enregistrés dans les quatre coins de la ville. La nuit de jeudi à vendredi a été un réel cauchemar pour les habitants. En plus de la canicule s'est ajoutée la chaleur insupportable due aux incendies et l’air pollué par les fumées. Selon un premier bilan, les incendies ont ravagé près de 900 hectares. Fort heureusement il n'y a pas de perte humaine.

     

    Le plus important incendie était visible depuis le centre-ville. Celui du lieudit Dar Nacer. D’après le bilan de la protection civile, l’incendie a ravagé près de 100 hectares de l’espace végétal du précieux Parc national de Béjaia (PNG), pourtant bien protégé. Les incendies de la jonction entre deux communes Taourirt Ighil et Adekar au lieudit Liège ont aussi consumé plusieurs hectares de broussailles et de végétal. Celui d’Atouth dans la commune de Fenaia qui était immense et enfin le feu du village Tazerourt à Ouezllaguène a difficilement été maitrisé.

    Le communiqué de presse de la direction de la protection civile précise aussi que les régions de l’Est ont aussi été touchées par les feux de forêts. De la sortie de Béjaia-ville jusqu’à Ait Smail en passant par Aokas, Souk El Tenine et Darguina, les forêts ont été complètement consummées par les flammes. A l’Ouest de l'ancienne capitale des Hammadites, les communes d’El Kseur, Beni Djellil, Oued Ghir, Sidi Aich et d’Aknou ne sont pas en reste.

    Les pertes sont énormes d’après le bilan de la protection civile qui confirme avoir enregistré 33 incendies depuis le 1er Juin. Ces derniers ont ravagé 873 hectares dont 95 ha de zone forestière, 740 ha de broussailles, 51 ha de maquis, 23 ha d’arbres fruitiers et 13 ha de chêne-liège.

    Des zones montagneuses à accès difficile

    Dans certaines zones défectueuses à l’exemple d’El Kseur, Tizi Nberber et Aokas, l’accès était difficile aux pompiers qui ont rencontrés des difficultés d’éteindre le feu. Souvent, la main des habitants est en aide. Des connaisseurs des lieux viennent porter de l’aide aux pompiers en leur indiquant des raccourcis moins dangereux.

    "Les difficultés rencontrées pour l’extinction de ces feux sont essentiellement la simultanéité d’éclosion de ces incendies, ce qui disperse nos forces en divisant nos effectifs et nos moyens, pour la couverture de ces incendies, ainsi que le relief très accidenté et l’accès inexistant parfois".

    La protection civile déclare avoir maitrisé tous les feux de forêt. "Les 10 feux déclarés aujourd’hui en milieu tous éteints, en plus des trois incendies de la journée d’hier", lit-on dans le dit communiqué.

    Du renfort a été sollicité

    Les unités de la protection civile de Béjaia ont été toutes mobilisées. Le feu étant partout dans les villes de la wilaya, un renfort a été demandé aux autres wilayas afin de maitriser l’Enfer qu’a enduré Béjaia. "Il s’agit des moyens humains et matériels des colonnes mobiles de la Protection civile des wilayas limitrophes suivantes : Sétif, Jijel, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arreridj et Bouira".

    L’aide était venue à temps et a permis de "circonscrire" le feu du PNG de Bejaia. Cela évitera d’autres dégâts matériels et peut-être humains s’il avait atteint le Port Pétrolier et des résidents alentours.

    Dans ce cadre, le conservateur des forêts avait déclaré, en principe, que ce déploiement avait pour priorité "de protéger les populations". Le bilan indique d’ailleurs qu’aucune victime n’a été déplorée.

    Synthèse Mounir Outemzabt (Le matin)

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    Attentat de Nice : « On perd du temps à polémiquer, reprocher et s’accuser ! »Des musulmans et des musulmanes de la ville côtière Nice (France), touchés par le drame du 14 juillet sont peiné et paniqué. Ceux que nous avons pu interroger dans l’après-midi du mardi dernier, ont exprimé leur amertume quand à cette grande mascarade et les opinions qui en découlent.

    « Les responsables ne doivent en aucun cas saisir l’occasion pour exercer de la politique. On perd beaucoup de temps à polémiquer et lancer des reproches à l’égard des musulmans », a déclaré K. Abdellaoui, d’origine marocaine.

    « Oui, je suis d’accord avec lui. Le temps est précieux. Les gens qu’on a perdus aussi sont en or et irremplaçables. On doit arrêter de polémiquer et de politiser les faits dans le but de condamner quiconque et/ou de se montrer capables d’analyser les choses. Nous avons tous su et vu ce qui s’est passé. 1/3 de musulmans sont touchés. Ils sont aussi des êtres humains victimes d’un acte barbare », tonne une dame se trouvant sur la promenade des anglais.

    Ces familles nombreuses sur le quai des anglais sont venues rendre hommages à leurs proches et toutes les victimes. Bougies, bouquets de fleurs et des peluches à la main pour les déposer sur les lieux ou sont tombés leurs proches, ils sont tristes.  «J’ai ramené un ballon, car Mehdi aime jouer au foot », confie une dame d’origine marocaine. « Ils étaient assis là, Mehdi était à coté des barreaux. Ils étaient heureux. Tout à coup un camion les a écrasés devant mes yeux », raconte-t-elle, les yeux ruissellent de larmes.

    Ainsi, elles rejoignent les propos de Cristian Estrosi, président de la région de PACA et premier adjoint en charge de la sécurité à Nice. Celui-ci s’est étonné s’il est vraiment « possible qu’un jour de 14 juillet, alors que des milliers de personnes sur la promenade des anglais, un camion puisse pénétrer dans ce conditions ». Il a sévèrement critiqué le dispositif de sécurité presque « absent » sur le terrain, ce jour là. Il invoque aussi l’absence de « plots en bétons » pouvant empêcher le passage d’un véhicule.

    Depuis ces accusations et analyses d’Estrosi, la tension monte. Le gouvernement de Manuel Valls se défend. De son coté Benoit Kandel, le bras droit d’Estrosi rejoint les propos de Valls. Il lui répond en assurant que ces dispositifs de sécurités devraient plutôt être à la charge de la municipalité qui aurait dû le mettre en place.

    […] Mais quel Tartuffe !! « C’est toujours la police municipale qui installe ce type de matériel », gronde de son coin Benoit Kandel. Et de confirmer l’existence d’un camion équipé pour cela. « Je le sais. C’est moi qui l’ai fait acheté en 2009 », affirme t-il. 

    https://pbs.twimg.com/media/Cn0aG4FWAAAIS6E.jpg 

    Mieux vaut étudier l’attentat pour en éviter d’autres !

    Le terrorisme frappe partout et vise tout le monde. Musulman ou pas, son objectif est de semer la terreur. Sur le terrain, l’amalgame a déjà fait son tracé. Certains musulmans ont déjà subi des accusations. A en croire, une Tunisienne qui a préféré garder l’anonymat dit que « son ami a été licencié de son boulot, deux jours après l’attentat. Celui-ci, d’après elle travaille à Monaco ». Nous savons que Monaco est une principauté et la chose est à confirmer. Beaucoup d’autres maghrébins sont inquiets notamment les femmes musulmanes portant le voile.

    Si cela arrive au sein de la société, au sommet de l’Etat, un autre sujet fait la polémique quotidienne de la classe politique. Qui est responsable des failles sécuritaires ? Estrosi accuse l’exécutif d’être le premier responsable de cette mascarade et les accusations lui sont renvoyées de partout. Manuel Valls se demande quel était le rôle de la municipalité dans tout ça. « Manuel Valls et Bernard Gazeneuve ont-il menti à propos du dispositif de sécurité ? », s’est interrogée le quotidien Libération. Ce dernier a affirmé ce mensonge et met la tension. Valls et Gazeneuve ont manifesté fortement cette accusation. A l’assemblée nationale (AN), Valls avait déclaré que : « ce n’est pas du tout l’Etat qui organise les feux d’artifices dans ce pays ». Il signale aussi que le plan du dispositif de sécurité avait été validé et signé par le maire de Nice. « Je ne laisserai jamais dire qu’il y a des failles là ou il n’y en a pas », a-t-il sermonné aussi.

    Répondant aux accusations de M. Estrosi, Bernard Gazeneuve a déclaré que la police était très présente sur la promenade des anglais. Chose qu’on peut confirmer ou infirmer. Sur place, les hommes de police étaient dispersés ici et là, oui mais le dispositif n’était pas vraiment renforcé. Ils n’ont pas pu tirer sur le camion, ni essayer de « crever les pneus ni viser le pare-brise. Le pistolet était impuissant devant la vitesse du camion de 19 tonnes», a expliqué un policier municipal à Bfmtv.

     Outemzabt mounir

     

     

     

     

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